• Découvrez ce tout jeune joueur de horse ball : 

    En 2011, il faisait son premier Lamotte, catégorie moustique.

    En 2015, il est champion de France poussin

    En 2018, il est champion de France minimes élite

    Eté 2018, âgé de 13 ans, il  devient vice-champion d’Europe cadets..

    Je vous présente avec plaisir Alban le Tacon, cavalier plutôt doué et respecté de ces ainés.

     

    Bonjour Alban, J’ai découvert avec surprise ta présence aux Championnats d’Europe, au sein de l’équipe Italienne… Comment un horse balleur français se retrouve-t-il chez les Italiens ?

    Bonjour Hélène. Je possède en plus de la nationalité Française, la nationalité Italienne par ma mère.

    En 2015, alors que j’étais poussin, j’ai participé au le tournoi international de Chambly, avec la sélection venue de Lorraine. C’est alors que Live Horse Ball a mis en ligne un but que j’avais marqué en tirant dans le dos…. La vidéo a été beaucoup vue et c’est par ce biais que je suis rentré en contact avec un Horse Balleur Italien, Lorenzo Lugano. On a sympathisé et  il m’a invité à un tournoi en Italie organisé par son père. C’est comme cela que l’histoire a commencé ! mais, ce qu’il me faut ajouter, c’est qu’en fait, ce but c’était Paul Edouard Motte, l’arbitre qui m’avait mis au défi de le faire… comme quoi, bien des chemins mènent à Rome.

     

    Est-ce que tu joues souvent avec les italiens ? N’est-ce pas difficile de s’intégrer dans un autre pays ?

    C’était une première cette année. J’ai joué le championnat Italien, dans l’équipe de Lo Scrivia en Cadet et nous avons remporté le titre. La sélection Italienne a ensuite participé au tournoi de St Georges pour préparer le Championnat d’Europe. Je montais Italique, la ponette de Sacha Tosetto.

    C’était donc ma 1ere sélection, mais que je n’ai que 13 ans. Je suis Minime première année. Avant, ça n’aurait pas fait très sérieux (rire)

    Tu sais, pour bien s’intégrer, il suffit d’être correct et de respecter les joueurs en place. Donc, cela ne m’a jamais posé de problème ! (Même si je ne parle pas italien…)

     

    Comment ça se passe les sélections en Italie ?

    J’ai dû participer au championnat d’Italie près de Milan, puis m’engager à participer aux stages organisés par la FISE ainsi qu’aux compétitions préparatoires.  Ma sélection a été confirmée en Juin, après un Stage au Circolo di Novi, par Cristiano Manzato.

     

    Et côté français ? est-ce que tu étais au stage de Lamotte Beuvron avec Raphaël Dubois ? Avais-tu une chance d’être sélectionné en Equipe de France ?

    J’ai participé à un stage de perfectionnement où j’ai travaillé avec Raphaël. Mais, je n’ai pas été convié au stage de Mars qui se déroulait à Lamotte Beuvron. Je pense que le sélectionneur avait la possibilité de constituer trois ou quatre équipes de cadets. Tous étaient capables de remporter ce Championnat d’Europe, alors il n’avait pas besoin d’un minime 1 ! (Rires)

     

    Si un jour tu devais choisir entre l’EDF ou l’Italie que choisirais-tu ?

    Le règlement me permet de changer de nationalité sportive tous les ans jusqu’à mes 18 ans. Je ne sais pas si j’aurai un jour à choisir, mais ce serait mentir de dire que je n’aimerais pas jouer un jour avec l’Equipe de France. La France est la nation majeure du Horseball et la concurrence y est beaucoup plus rude qu’ailleurs. Mais, j’espère comme beaucoup être un jour sélectionné, on verra bien !!!

     

    Au fait Alban, qui es-tu ?

    Je suis Alban Le Tacon. J’ai 13 ans et je vis près de Nancy.  Je passe en 4éme à la rentrée.

    J’ai commencé l’équitation à 3 ans et demi. Cela fait donc 10 ans que je monte. Je me suis mis  au horse ball à 5 ans et  j’ai fait mon premier Lamotte à 6 ans avec ma sœur Suzanne. On était en Moustique.

    Pour en revenir au horse ball, mon club de toujours est le Club de Nancy Grand Est, avec Yves Tosetto. Malheureusement, je suis le seul dans ma catégorie d’âge. C’est pourquoi, depuis que je suis Poussin, Yves s’arrange pour faire des ententes ou pour me trouver une équipe afin que je puisse jouer. Cette année, Monsieur Dubois a accepté de me prendre aux Elfes. Cette première année en Minime m’a permis de passer un palier et de me faire remarquer plus encore par les Italiens. L’équipe des Elfes était vraiment forte et nous avons réalisé un très bon Lamotte.( médaille d’or- Minimes Elites)

     

    A Bischop Burton (GB), lors du Championnat d’Europe, la finale opposait la France à L’Italie. Qu’est-ce que ça t’a fait de jouer contre des horse balleurs que tu connais bien.

    J’adore !  J’ai adoré ! C’est vrai, je connais bien les joueurs des Elfes, je me suis entrainé plusieurs fois avec eux cette saison. Je connaissais également très bien les autres sélectionnés pour les avoir vus sur des tournois à Lamotte ou lors des journées en circuit fermé.

    Maintenant il faut être honnête, c’est un peu impressionnant de savoir qu’on va jouer contre des joueurs comme Loan, Ruhan’s, Gabby… et je ne te parle pas de Thasia ou d’Axel ! Je sais qu’ils ont plus d’expérience que moi, mais je savais que je pouvais compter sur Italique, ma ponette, pour rivaliser !

     

    Ta ponette a montré beaucoup de cœur. Qui est-elle ?

    Ma ponette, c’est Italique La Claie… La ponette de Sacha Tosetto avec laquelle il a gagné les Championnats d’Europe en 2004, 2005 et 2006. Elle a également eu la médaille d’argent en 2009 avec Ludo Castellotti, un autre joueur du club d’Yves. C’est une ponette fantastique, d’exception, qui sait jouer toute seule.

    Sais-tu, Hélène, qu’elle a 22 ans et a participé à 16 Grands Tournois… Elle adore jouer au Horse Ball

    Jamais elle n’a jamais été blessée (juste une fois, quand même…) et n’a jamais vu le véto. A l’écurie, c’est une dominante. 

    Je suis fier d’avoir pu la monter une saison. Ensemble, on a gagné le titre de Champions de France en Minime Elite, le titre Cadet en Italie et  nous sommes Vice- Champions d’Europe à Bishop !! Pas mal, non !!!

    Dès son retour d’Angleterre, Yves Tosetto l’a mise au parc. Italique cesse définitivement la compétition et elle le fait en pleine forme, ce qui est génial.

    Elle a marqué le horse ball et tu ne le sais surement pas, mais le couple qui a servi de modèle à la réalisation du Logo Horse-Ball de la FFE, c’est Sacha et Italique.

     

    Alban, que retiens-tu de ton championnat d’Europe ?

    Ça a été une superbe expérience. Nous sommes passés à deux doigts de la victoire. Cela s’est joué à rien… Je n’ai pas de regret car, à mon avis, la France était vraiment plus forte. Nous avons réalisé un tournoi parfait et sorti deux gros matchs contre l’Espagne et la France.

    Monsieur Monzato a vu juste et a parfaitement su tirer le meilleur de chacun d’entre nous. Cette équipe italienne, bien que très jeune, a été géniale (3 minimes et 2 cadets 1). Et puis, on avait avec nous le meilleur joueur du tournoi : Jao Soresi qui a été extraordinaire avec son poney Espadarte.

    A la fin du match, j’ai une occasion de tirer.. Cependant, je remets une foulée pour assurer le coup et cela laisse le temps à Alexandre Camplo, le français, de me reprendre et de me contrer du bout des doigts. Si j’avais pris le shoot avant … bref, bien joué Alexandre.

    Je peux t’avouer aussi que lors de la finale, on a aussi « profité » de l’absence d’Axel puisque son poney était blessé.  Je pense réellement qu’avec lui cela aurait été bien plus compliqué !!! Mais, j’aurais vraiment aimé jouer contre lui : c’est un gars super. Je l’adore. J’espère que sa ponette se remettre très vite.

     

    As-tu d’autres passions ? un rêve ?

    Par quoi commencer ? Je joue au Foot au FC Saint Max Essey où je suis gardien de but. Avec ce club, je jouerai en U 15 à la rentrée. J’aime bien aussi les échecs, je n’ai plus le temps de faire des compétitions mais j’ai eu de très bon résultats.  Enfin, mon rêve le plus fou, c’est d’aller dans l’espace !

     

     

    Revenons au horse ball (sourire). Quels sont tes joueurs préférés ?

    Pour être original, je citerai Romain Depons. Il a arrêté de jouer, mais pour moi, c’est juste le meilleur de tous. En plus, il est super gentil. Je m’entends très bien avec lui.

    J’apprécie Sacha Tosetto qui est un joueur très malin et très adroit. Il est toujours de bon conseil, en plus, on est du même club.

    Je veux nommer Helene Petitdemange. J’adore sa hargne sur le terrain et elle s’est beaucoup occupée de moi en benjamin.

    Chez les cadets, je regarde Axel Nicol et son jeu très spectaculaire.

    Enfin, dans ma catégorie minime, il y a Julien Ribatti (mon coéquipier aux Elfes) et Alessandro Baroni (mon coéquipier en équipe d’Italie) :  tous deux sont des petits génies du Horse-Ball !

     

    L’interview arrive à son terme. Que voudrais tu rajouter, Alban ?

    Je veux remercier Yves Tosetto, mon coach de toujours. Il me permet depuis plusieurs années de jouer dans les meilleures catégories. Il s’arrange toujours pour que je dispose d’un super poney et il me trouve des équipes super bonnes. 

    Je voudrais remercier Julie Jeanmaire ma monitrice qui se bouge beaucoup pour moi, sans oublier Monsieur Dubois, mon coach aux Elfes qui m’a fait progresser tout au long de la saison et qui m’a encouragé à jouer avec l’Italie pour que je prenne de l’expérience.

     

    Merci à toi, Alban. Merci de ta fougue, de ton entrain.  A très bientôt sur les terrains.

     

    Les Ecuries du Pato

    www.ecuriesdupato.com

    https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato

    Crédit photo :   Olivia Köhler - PhotographiesJeanne Mts , HBM3, Lou Daum, Martine François , olivier lieschera

     

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    petite chronique d'helene


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  • Retrouvons aujourd’hui l’interview de Loan, sélectionné en EDF – 16 ans. Salut c'est Loan Bas de l'équipe de France de Horse ball Tout d'abord pour ma sélection en équipe de France, je l'ai apprise en même temps que les autres, juste après le podium Cadet Elite. Au début du championnat 2018, je savais que pour avoir une chance d'être pris en équipe de France, il fallait à tout pris que notre équipe "Rhône Alpes" finisse sur le podium. Alors mes coéquipiers et moi avons tout donné ! A l'annonce des sélectionnés, Raphaël Dubois prononçait d'abord le nom du poney avant celui du joueur. Du coup lorsqu'il a dit "Scoubidou", j'ai hésité de peur qu'il y ait un autre cavalier avec un poney possédant le même nom que le mien. Mon équipe Rhone-alpes est une sélection des meilleurs joueurs de la région Rhône-Alpes Auvergne. Du coup nous avions 2 coachs : Olivier Segear et Lyonel Bas, mon père. En dehors de cette sélection, j'ai également joué en Amateur Élite aux couleurs de Ouest Lyon où j'étais coaché par Raphaël Delemotte. En fait, depuis deux ans, mes parents m'ont donné les moyens de me perfectionner au maximum pour essayer d'intégrer l’Equipe de France. Être coaché par des coach différents et faire beaucoup de matchs m'ont permis d'acquérir plus d'expériences. Ensuite, j'ai aussi eu la chance de participer au stage de sélection à Lamotte-Beuvron avec certains de mes coéquipiers de Rhône Alpes. Je dirais que ce stage m'a permis de me perfectionner, de détecter mes points faibles et de les travailler mais aussi de rencontrer des joueurs venus d’ailleurs. L’équitation, on peut dire que je suis "né dedans" car mon père gère avec mon grand père le centre équestre de la Dame Blanche à CHAPONOST. Mon père possède aussi un élevage de poneys : le Haras du Garon. Moi, Je monte depuis l’âge de 6 ans. En dehors du Horse ball, je fais du CSO. Je sors en compétition depuis 4 ans (niveau ASP2) et en cycle classique jeunes poneys avec les poneys de l’élevage de mon père. Pour arriver à ces niveaux, je pratique 10 à 12h d'équitation par semaine toutes disciplines confondues. J’avoue que cette année, mon emploi du temps était très chargé. Dès que je rentrais du lycée (souvent après 18h), je montais et faisais mes devoirs après. En septembre prochain, je serai en classe de première. Mon poney de HB s'appelle donc Scoubidou. Je le loue depuis deux ans. Pour moi, c'est un champion ! Il est très réactif, attachant mais reste sur l'œil. Il a déjà fait une sélection en équipe de France avec Tristan Daissemin. Comme Scoubidou démarre bien et connaît son job, j'ai plutôt joué sur les postes bas (stoppeur). Je joue plutôt à l'instinct sans me poser de question. Ce qui fait que je suis très spontané en match et que parfois je ne prends pas les bonnes décisions. Pour tous les joueurs comme moi, qui rêvent un jour d'être sélectionnés en équipe de France, j'aimerais leur dire : "Il faut travailler dur, jouer son jeu, se faire plaisir et persévérer sans jamais rien lâcher. Mais, il faut avant tout jouer pour son équipe et ne pas se prendre la tête sur cette sélection. Mon joueur préféré est Tom Dupau car il se bat jusqu'au bout, se déchire pour son équipe pour décrocher la victoire ! Suite à l’annonce de Raphael Dubois, j'ai été très surpris de tout le soutien et des félicitations que j'ai reçus de mon entourage, de mon club, de mes amis mais également des personnes liées au monde du horse ball. Je remercie surtout mes parents qui m'ont permis de vivre tout cela ! et je terminerai en disant combien j'ai hâte de porter les couleurs de la France aux Championnats d'Europe à Bishop Burton - GB. Bon Championnat à toi Loan. Je vous rappelle que L'équipe de France


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  • La mise à l’herbe de printemps est synonyme tous les ans de cauchemar pour toutes les races faciles d’entretien et de bonheur pour tous les chevaux qui ont du mal à garder de l’état en hiver. Nous allons voir pour quelles raisons.

    Vouloir se rapprocher le plus possible de l’alimentation naturelle d’un cheval est un souhait tout à fait louable. Quand on garde son équidé à la maison, il est évident que l’on cherche le meilleur pour son épanouissement et son bien-être. Mais tous les ans, nous sommes confrontés aux aléas de la pousse de l’herbe qui nous compliquent la vie.

    Avant de lâcher vos fauves, du jour au lendemain, dans les vertes pâtures, il est essentiel de prendre les dispositions suivantes :

    – faire une transition progressive à l’herbe sur une quinzaine de jours pour permettre à la flore intestinale de s’adapter.

    – s’assurer que son équidé a perdu du poids pendant l’hiver pour anticiper la surcharge pondérale pendant la saison de pâturage.

    Prenons le cas de POMPOM, cheval de loisir de 500 kg effectuant 2 ou 3 sorties par semaine en ballade.

    Ses besoins journaliers sont les suivants :

    Si je mets POMPOM au pâturage, celui-ci va bien évidemment manger toute la journée sans s’arrêter. Il va donc consommer au minimum ses 9.5 kg de matière sèche quotidiens.

    Une herbe de prairie permanente moyenne apporte par kg de matière sèche :

    POMPOM va donc ingérer quotidiennement :

    Si on compare les besoins avec les apports :

    L’herbe gardera cette valeur pendant environ 1 mois et demi (si vous avez de l’herbe en abondance), de mi-avril à fin mai. Puis sa valeur va diminuer avec l’apparition des épis dans les graminées.

    Quelle va être la prise de poids de POMPOM pendant ces 1.5 mois ?

    3.4 UFC (en trop/jour) * 45 jours = 153 UFC en trop sur 1.5 mois

    POMPOM va utiliser 2.7 UFC pour grossir de 1 kg.

    Au bout du compte, il aura donc pris 153/2.7= 56 kg en 1.5 mois soit environ 11% de son poids.

    Quand l’herbe sera au stade floraison elle sera beaucoup moins énergétique

    POMPOM va donc ingérer quotidiennement en juillet :

    A cette période d’été, POMPOM va stabiliser son poids.

    Vous voyez donc ici tout l’intérêt de bien gérer votre pâturage pour faire en sorte de rationner l’herbe au printemps.

    La prise de poids réalisée au printemps (et aussi en automne) doit absolument être compensée par une perte de poids en hiver. Vous vous exposez sinon à des fourbures, des maladies métaboliques comme le diabète.

    La fourbure au pâturage survient pour plusieurs raisons :

    • Le cheval a un accès non limité à l’herbe. Même si celle-ci est peu ou très riche selon les saisons, le fait que le cheval ne puisse pas se réguler (et oui il peut manger de l’herbe sans s’arrêter !) va entraîner un trop plein d’ingestion de sucres solubles. Tout comme nous devant une plaquette de chocolat, un peu c’est bien, toute la plaquette c’est trop !
    • Le cheval est sur de l’herbe rase (surpâturée). Même si la quantité d’herbe est ridicule, cette petite herbe est extrêmement riche en sucres. Il en suffit de peu pour déclencher une fourbure sur un équidé déjà fragile.
    • Votre cheval a une maladie métabolique de type Cushing, SME (Syndrôme Métabolique Equin), PSSM (Myopathie à stockage de polysaccharides) et de fait ne tolèrera que très peu de sucres dans son alimentation. Tout excès dans ces cas-là peut conduire à une fourbure.

    Pour éviter ces problèmes, plusieurs pistes sont possibles :

    • Donner un carré d’herbe tous les jours et ne pas laisser pâturer sur de grandes parcelles tout en laissant un accès à des pistes pour favoriser le mouvement.
    • Attendre que l’herbe soit à un stade avancé pour mettre les chevaux afin qu’elle soit moins riche en sucres. Plus l’herbe est haute, moins elle est riche.
    • Utiliser un panier de pâturage (Greenguard) permet de limiter la quantité d’herbe ingérée quotidiennement (-50% d’ingestion environ) et de faire maigrir le cheval.

    Dans tous les cas, le bien-être de votre cheval ne peut pas passer par un état corporel excessif. Aimer son cheval, c’est faire en sorte que son corps soit en adéquation avec son espèce.

    Les kilos en trop sont l’ennemi de l’effort sportif.

    PEYRILLE Sabrina    06 58 00 95 48

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  • Un homme est mort, Arnaud Beltrame – Francis Lalanne

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Officier de gendarmerie

    Ce fut au nom de la patrie,

    Ce fut pour sauver une femme,

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Victime de la barbarie

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    En homme, en soldat aguerri

    Un homme est mort, il a péri

    En bon chrétien, en bon gendarme

    Sans faire usage de ses armes

    Simplement en donnant sa vie

     

    Honneur à toi gendarme, Arnaud

    Pas seulement dans les journaux, mais dans nos cœurs

    Et pour toujours Héros de France et de l’amour

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Et sur la photo, il sourit,

    Quand d’autres ont connu comme lui

    Le même sort, le même drame

    A qui nous dédions les larmes

    Que nous versons tous aujourd’hui

     

    Honneur à toi gendarme, Arnaud

    Pas seulement dans les journaux, mais dans nos cœurs

    Et pour toujours Héros de France et de l’amour

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Et dans ce monde qui subit

    Que son exemple soit suivi

    Chaque fois que sonne l’alarme

     

    Inspirons-nous de sa belle âme

    Et montrons digne de lui

    Inspirons-nous de sa belle âme

    Et sachons lui dire :  Merci


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  • Cet automne, j’ai eu l’immense plaisir de discuter avec notre King national, qui m’a reçue au Château Dassault ( Saint-Emilion) dont il est le Directeur général… 

     

    Bonjour Romain. Acceptes tu de revenir sur ton dernier championnat d’Europe, celui de Saint-Lô? Quelles impressions en as-tu gardées 

    Bonjour Hélène… Saint-Lô 2017 restera comme un très bon souvenir. J’ai vécu une belle aventure avec les sept autres de la sélection. C’est vrai que l’EDF a vécu un vrai changement, toujours avec cet excellent état d’esprit. J’ai retrouvé une réelle implication entre tous les cavaliers. Tous ont amené de la fraicheur, du renouveau dans cette équipe. Il y a un regain de rigueur certainement lié à la compétition elle-même. Le jeu était chatoyant et plaisant. Nous avons cependant manqué de maturité pour arriver sur la plus haute marche du podium.

     

    Que penses-tu de cette nouvelle génération ?

    Je n’ai aucun regret. J’étais l’ancien et j’ai rencontré des coéquipiers avides d’écouter et d’entendre. Bien sûr, la défaite a piqué, comme on dit.  Je peux te le dire : « On a tous découvert le poids de la défaite ».

    Quand j’y pense, les Espagnols ont joué autant de finales que moi, dans des stades pleins…   Ils ont su mettre en place leur jeu. Leur cavalerie n’a pas fléchi au fil des matchs, reflet de leur préparation et de leur suivi vétérinaire. On a les ballons pour gagner. On a le ballon de la mort subite. On aurait dû gagner ce match mais il nous a manqué des automatismes de jeu.

    Il est certain que pour tous, cette finale France / Espagne restera comme un match de référence…Chaque finale est un match unique.  Cette année, on avait de jeunes sélectionnés, avec des jeunes chevaux qu’il faudra apprendre à mieux gérer.

     

    Qu’est ce qui se passe dans ta tête lors du coup de sifflet final ?

    Les yeux fermés, Romain soupire… On sait ce qui se passe… Aussitôt je vais féliciter les Espagnols puis, du regard je cherche mes coéquipiers… J’ai besoin d’être avec eux. On doit vivre ensemble cette défaite, affronter la déception. Je pense au collectif qui doit se reconstituer et faire bloc.

     

    Romain, c’est quoi être capitaine de l’EDF ?

    Etre capitaine, c’est faire le lien entre les joueurs et l’entraineur. Il y a une part naturelle importante là-dedans.  J’ai un lien privilégié avec les joueurs, mais je ne me mets pas de pression. Je suis fier d’être capitaine, mais ce n’est pas un but en soi.  Il y a eu Thomas Soubes, Laurent motard, Luc Laguerre. Dans ses sélections, Luc donnait souvent le rôle de capitaine au plus capé. C’est ainsi qu’il y a eu Nicolas Thiessard, Mikel Legall, Benoit Lévêque….

    Une grande part de la relation est amicale, d’autant que des joueurs arrivent de différents clubs. On doit se mettre d’accord sur les principes et nos actions de jeu. Cela peut prendre un peu plus de temps que l’on en a eu. D’ailleurs, je dis souvent à la Fédération que l’on a besoin de plus d’entrainements et de regroupements pour se construire en temps qu’Equipe de France.

     

    Romain, sais-tu combien de fois tu as été sélectionné ?

    Impossible de faire flancher la mémoire de Romain… Il se souvient de tout… « J’ai raté 3 sélections, pour raisons professionnelles (les vendanges pour tout dire).  J’ai raté une sélection lorsque je me suis fait opérer du genou. J’ai 9 titres de champion d’Europe, plus 1 de Vice-champion en 2017. J’ai remporté 3 titres mondiaux : 3 titres de champions du monde sans oublier le titre mondial remporté lors de la Nation Cup en 2010.

    Un jour, la compétition au plus haut niveau s’arrêtera. Je ne veux surtout pas faire l’année de trop si je ne suis plus au top niveau.

     

     

    Quel souvenir gardes tu de ta première sélection ?

    J’avais 18 ans. C’était en 1998. On venait de finir 1ers du championnat Pro Elite. J’ai retrouvé Thomas Soubes et Raphael Dubois qui jouaient à Bordeaux  à cette époque-là.  Intégrer l’Equipe de France a été une révélation. Je n’ai eu qu’une envie : Retrouver cette EDF au plus vite.

    En 1998, c’était la première participation de l’Espagne… On était mené 1/0, à cause d’un mauvais engagement… souvenirs, souvenirs…

    Je me répète, Hélène, mais jouer en Équipe de France, c’est unique. Et dès le premier jour, je n’ai eu qu’une envie : celle d’y revenir, encore et encore. Je souhaite à la nouvelle génération d’être aussi mordue comme je l’ai été...

     

    Quand tu arrives dans un nouveau site, quel est l’endroit où tu aimes aller ?

    Avant tout, il me faut découvrir l’aire de jeu. Je tiens à savoir sur quel type de terrain nous allons jouer, Je regarde la qualité des sols et même par où nous allons entrer. Ensuite, avant les matchs j’ai besoin de m’isoler. De me retrouver seul, pour me concentrer et me focaliser sur les 20 minutes à venir. C’est alors que la rencontre peut commencer.

     

    Quid de ces générations qui ont permis à l’EDF d’être ce qu’elle est ?

    La liste est longue. Chacun est arrivé avec ses trucs et astuces.

    Première génération : Au tout début, il y avait Thomas Soubes, Philippe Thiebaut, Bernard Depons, Luc Laguerre…

    En 1998, j’étais le seul jeune. Ensuite, Nicolas Thiessard a été appelé.

    Deuxième génération : Avec les années 2000, d’autres jeunes sont arrivés, bousculant la génération  précédente : Luc  Laguerre, Benoit Lévêque, Jean Baptiste Depons, Florian Moscovitch, Mikel Le Gall, Anthony Morris..

    Et maintenant la troisième génération, celle de 2017, arrive, bousculant à son tour les anciens. Ellington n’a que 20 ans, Benjamin en a 30 ans… Eux aussi sont mordus des Bleus, comme je l’ai été, avec l’envie incessante d’y revenir.

    Je n’ai pas peur des changements. Chacun arrive avec une base de talent. J’aime jouer avec les jeunes de cette nouvelle génération. J’aime sentir l’énergie qu’ils dégagent. Et j’aime aussi ce rôle de transmission. Il est important à mes yeux. Les horse balleurs forme une grande famille, c’est multi-générationnel.  En  2012, on s’est tous retrouvé pour fêter les 20 ans de l’Equipe de France.

     

    Quels adjectifs associes-tu à l’identité de l’EDF ?

    Tout ce que j’y ai découvert dès mon arrivée : l’esprit d’équipe, la mise en valeur du collectif, l’envie toujours mordante de perfection. Il n’y doit y avoir rien de mieux à ce niveau.

     

    T’arrive-t-il d’être parfois agacé, de râler pour obtenir du soutien ?

    Franchement, les horse balleurs ne sont pas les moins bien lotis de la Fédération. Je pense  au poney game par exemple... Bien sûr on aimerait avoir plus….

     

    Penses-tu que Les EDF ont une influence  dans le monde ?

    En 2006, la première Coupe du Monde a été mise en place. Ça a été un moment important dans le développement de notre sport.

    Il est évident que l’Equipe de France a une influence dans le monde. À l’extérieur, les gens regardent la qualité du jeu proposé. C’est un sport jeune et pionnier dans sa discipline. C’est pourquoi l’on se doit d’être exemplaire, tant dans l’état d’esprit que dans le jeu. On se doit de donner la meilleure image qu’il soit.       Quelque part, nous sommes une vitrine et tous les détails comptent. Que ce soit au niveau des cavaliers ou au niveau de la qualité des sols des terrains, tout compte !

    Je vois les autres nations progresser et c’est très bien. Nous avons maintenant des entraîneurs d’expérience qui peuvent aider tous les clubs désirant partir sur des bonnes voies. Nous avons encore un rôle de pionniers et notre savoir-faire à exporter. Le horse ball a besoin de cela.

     

    En quelques mots, que ferais-tu si tu devenais Président de la Fédération ?

    Si j’étais Président de la Fédération, je développerais plus encore le horse ball qui  est un sport d’avenir.  C’est un sport dans l’air du temps avec une partie spectaculaire indéniable et un format idéal (les matchs répartis en 2 fois 10 minutes sont intenses en émotions et rebondissements). C’est pourquoi, le horse balleur doit véhiculer une belle image de son sport. Il représente une ouverture d’esprit.

    En amont, j’essayerais de penser le horse ball avec une forme de professionnalisation, avec un travail d’équipe qui doit s’étoffer. Il faudrait développer le travail des coaches, le suivi et le travail des vétérinaires équins. Mais notre sport est compliqué, car il englobe de nombreux paramètres :  la condition physique des joueurs comme de la cavalerie ;  les techniques individuelles et collectives ;  l’éloignement des joueurs ; les problèmes liés au  financement ; le calendrier des  compétitions nationales et internationales…

     

     

    Romain, dans ta vie personnelle (tu es vigneron), le fait d’être horse balleur peut- il constituer un dérivatif ?

    J’étais horse balleur avant d’être vigneron. J’ai la chance de pouvoir exercer depuis 15 ans  un métier qui me plait et  y allier ma passion de toujours. Je peux même dire que je réalise une belle carrière dans ma passion. Côté professionnel j’ai de beaux projets à concrétiser, autant avec les Châteaux Dassault et La Fleur  qu’avec le Château Blanzac. De ce coté-là, c’est passionnant aussi.

     

    Comment imagines-tu les EDF dans 10 ans ?

    Sourire..  Sur la plus haute marche du podium, avec la nouvelle génération. Je veux avoir du plaisir à les regarder jouer. J’aimerais que tous développent encore leur état d’esprit et la qualité du jeu. Il faut que les nouvelles générations repartent mordues du maillot des Bleus. L’EDF c’est unique.

     

    Aurais tu un dernier mot ?

    J’aimerais revenir sur la philosophie de l’état d’esprit qui devrait être le nôtre. C’est un vecteur important pour le développement du horse ball,

    Les joueurs doivent développer leurs compétences et développer les qualités de leurs chevaux, dans tous les domaines du jeu. Ils doivent progresser en précision, élargir leur palette.  S’il faut savoir marquer un but à 10 m, il faut aussi renforcer les techniques d’attaques comme celles de défenses. Il faut sans cesse améliorer sa manière d’être cavalier, de faire progresser les chevaux, de les dresser. Il faut plus s’attarder sur le suivi des chevaux.

    Nos joueurs sont doués. C’est dans ces conditions qu’ils auront une longue carrière.  Au final, c’est ainsi que le horse ball, ce sport magnifique mais difficile progressera lui aussi.

     

    Les Ecuries du Pato

    www.ecuriesdupato.com

    https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato 

    Crédit photo :  Château Dassault, HBM3, thomas leFloch, HB little Family, Jeanne Mts, Olivia Köhler - Photographies 

     

     

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