• La mise à l’herbe de printemps est synonyme tous les ans de cauchemar pour toutes les races faciles d’entretien et de bonheur pour tous les chevaux qui ont du mal à garder de l’état en hiver. Nous allons voir pour quelles raisons.

    Vouloir se rapprocher le plus possible de l’alimentation naturelle d’un cheval est un souhait tout à fait louable. Quand on garde son équidé à la maison, il est évident que l’on cherche le meilleur pour son épanouissement et son bien-être. Mais tous les ans, nous sommes confrontés aux aléas de la pousse de l’herbe qui nous compliquent la vie.

    Avant de lâcher vos fauves, du jour au lendemain, dans les vertes pâtures, il est essentiel de prendre les dispositions suivantes :

    – faire une transition progressive à l’herbe sur une quinzaine de jours pour permettre à la flore intestinale de s’adapter.

    – s’assurer que son équidé a perdu du poids pendant l’hiver pour anticiper la surcharge pondérale pendant la saison de pâturage.

    Prenons le cas de POMPOM, cheval de loisir de 500 kg effectuant 2 ou 3 sorties par semaine en ballade.

    Ses besoins journaliers sont les suivants :

    Si je mets POMPOM au pâturage, celui-ci va bien évidemment manger toute la journée sans s’arrêter. Il va donc consommer au minimum ses 9.5 kg de matière sèche quotidiens.

    Une herbe de prairie permanente moyenne apporte par kg de matière sèche :

    POMPOM va donc ingérer quotidiennement :

    Si on compare les besoins avec les apports :

    L’herbe gardera cette valeur pendant environ 1 mois et demi (si vous avez de l’herbe en abondance), de mi-avril à fin mai. Puis sa valeur va diminuer avec l’apparition des épis dans les graminées.

    Quelle va être la prise de poids de POMPOM pendant ces 1.5 mois ?

    3.4 UFC (en trop/jour) * 45 jours = 153 UFC en trop sur 1.5 mois

    POMPOM va utiliser 2.7 UFC pour grossir de 1 kg.

    Au bout du compte, il aura donc pris 153/2.7= 56 kg en 1.5 mois soit environ 11% de son poids.

    Quand l’herbe sera au stade floraison elle sera beaucoup moins énergétique

    POMPOM va donc ingérer quotidiennement en juillet :

    A cette période d’été, POMPOM va stabiliser son poids.

    Vous voyez donc ici tout l’intérêt de bien gérer votre pâturage pour faire en sorte de rationner l’herbe au printemps.

    La prise de poids réalisée au printemps (et aussi en automne) doit absolument être compensée par une perte de poids en hiver. Vous vous exposez sinon à des fourbures, des maladies métaboliques comme le diabète.

    La fourbure au pâturage survient pour plusieurs raisons :

    • Le cheval a un accès non limité à l’herbe. Même si celle-ci est peu ou très riche selon les saisons, le fait que le cheval ne puisse pas se réguler (et oui il peut manger de l’herbe sans s’arrêter !) va entraîner un trop plein d’ingestion de sucres solubles. Tout comme nous devant une plaquette de chocolat, un peu c’est bien, toute la plaquette c’est trop !
    • Le cheval est sur de l’herbe rase (surpâturée). Même si la quantité d’herbe est ridicule, cette petite herbe est extrêmement riche en sucres. Il en suffit de peu pour déclencher une fourbure sur un équidé déjà fragile.
    • Votre cheval a une maladie métabolique de type Cushing, SME (Syndrôme Métabolique Equin), PSSM (Myopathie à stockage de polysaccharides) et de fait ne tolèrera que très peu de sucres dans son alimentation. Tout excès dans ces cas-là peut conduire à une fourbure.

    Pour éviter ces problèmes, plusieurs pistes sont possibles :

    • Donner un carré d’herbe tous les jours et ne pas laisser pâturer sur de grandes parcelles tout en laissant un accès à des pistes pour favoriser le mouvement.
    • Attendre que l’herbe soit à un stade avancé pour mettre les chevaux afin qu’elle soit moins riche en sucres. Plus l’herbe est haute, moins elle est riche.
    • Utiliser un panier de pâturage (Greenguard) permet de limiter la quantité d’herbe ingérée quotidiennement (-50% d’ingestion environ) et de faire maigrir le cheval.

    Dans tous les cas, le bien-être de votre cheval ne peut pas passer par un état corporel excessif. Aimer son cheval, c’est faire en sorte que son corps soit en adéquation avec son espèce.

    Les kilos en trop sont l’ennemi de l’effort sportif.

    PEYRILLE Sabrina    06 58 00 95 48

    www.sabrina-peyrille-seve.com

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    http://petitechronique.com


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  • Un homme est mort, Arnaud Beltrame – Francis Lalanne

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Officier de gendarmerie

    Ce fut au nom de la patrie,

    Ce fut pour sauver une femme,

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Victime de la barbarie

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    En homme, en soldat aguerri

    Un homme est mort, il a péri

    En bon chrétien, en bon gendarme

    Sans faire usage de ses armes

    Simplement en donnant sa vie

     

    Honneur à toi gendarme, Arnaud

    Pas seulement dans les journaux, mais dans nos cœurs

    Et pour toujours Héros de France et de l’amour

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Et sur la photo, il sourit,

    Quand d’autres ont connu comme lui

    Le même sort, le même drame

    A qui nous dédions les larmes

    Que nous versons tous aujourd’hui

     

    Honneur à toi gendarme, Arnaud

    Pas seulement dans les journaux, mais dans nos cœurs

    Et pour toujours Héros de France et de l’amour

     

    Un homme est mort, Arnaud Beltrame

    Et dans ce monde qui subit

    Que son exemple soit suivi

    Chaque fois que sonne l’alarme

     

    Inspirons-nous de sa belle âme

    Et montrons digne de lui

    Inspirons-nous de sa belle âme

    Et sachons lui dire :  Merci


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  • Découvrez le chef qui se cache derrière son piano

     

    Bonjour Marco. Ce week-end, on t’a retrouvé derrière ton piano en compagnie de notre parrain Francis Lalanne. Comment cela a-t-il été possible ?

     

    Bonjour Hélène.

    Comme tu le sais, Francis Lalanne était l’un des invités du dernier Festival Croches en Chœur de Saint Gervais.  Ce weekend -là, il est arrivé aux répétitions sans sa guitare, qu’il avait oubliée… Le temps que Gérard lui en trouve une, il a demandé si quelqu’un pouvait l’accompagner… Je me suis proposé….

    J’ai commencé par quelques notes sur une chanson, puis sur une deuxième, une troisième… en fait, je l’ai accompagné tout au long du festival. C’était incroyable, car ce n’était pas du tout prévu !

     

    D’un côté, ça a été un plaisir énorme, mais c’était aussi un véritable challenge car il y avait une grosse part d’imprévu : Je l’accompagnais sur des morceaux que je ne connaissais pas. Je n’avais pas de partitions.  Francis, le pianiste, m’a montré ce qu’il voulait. On s’est compris à la seconde. Ça a été fantastique !  Immédiatement, j’ai su me retrouver dans le rythme de ce qu’il avait composé. J’ai vécu un moment magique, comme on en vit peu au cours d’une carrière.

     

    Quelque part, c’est grâce à mon côté « fort de pianiste » que Francis s’est senti à l’aise avec moi tout comme je me suis senti à l’aise avec lui. Ma richesse a été de savoir m’adapter à son univers musical.

    Tu sais, Francis est un Grand musicien, un grand artiste.  Il a un univers bien particulier. Il a beaucoup de ressenti.  Bien sûr, il se montre exigeant, mais il n’est pas du tout fermé à ce que je lui propose. Ce weekend ci encore me l’a prouvé.

     

     Il est devenu notre parrain. Il nous a tous pris en cœur : vous les choristes du festival, nous les chefs de chœur, Gérard et toute son équipe de bénévoles. Cela a amené beaucoup d’émotion dans les chansons.  Tout cela correspond bien à ce personnage chaleureux et humain. Francis, il a envie de donner et de s’investir.  L’idée du CD est arrivée.  Francis a redemandé à ce que je l’accompagne… C’est ainsi que je me retrouve ce weekend end-ci avec vous. Je me suis préparé mentalement… J’ai un peu moins bien dormi hier, ça doit être mon manque d’assurance. Mais, je sais qu’avec Francis, il faut se lâcher… Depuis hier, on se redécouvre. C’est extra.

     

    En septembre dernier, j’ai fait une très belle rencontre. Tout ce travail est enrichissant pour moi. Francis sait combien il peut compter sur moi musicalement. Avec le cd que nous enregistrons, l’aventure ne fait que continuer.

     

     

    Marco, quel est ton parcours de musicien ? 

    J’ai étudié le piano classique de 5 ans à 17 ans. Ensuite, curieux, j‘ai exploré et étudié d’autres univers : la variété, le jazz, le boggie…   C’est ce qui m’a donné ce côté « fort » de pianiste. Je suis à l’aise dans tous les styles. Je dois aller sur tous les univers. C’est ma force. Je fais du Mix Live, avec des morceaux que je joue à l’oreille. Tous les pianistes n’en sont pas capables. Souvent je me dis que j’ai la chance de quitter le classique.  Ceci dit, à la base, j’ai une bonne oreille musicale qui continue à se développer lorsque je suis pianiste-accompagnateur. Elle est très importance, car je dois suivre tout ce qui se passe afin de m’y adapter. C’est l’oreille qui fait tout.

     

     Durant ma carrière, j’ai joué longtemps dans les pianos bar puis j’ai monté une formation avec une chanteuse qui est toujours à mes côtés. J’ai également monté un orchestre de bal et j’ai été professeur de piano chez Michel Reversé qui reste une référence à Bordeaux. Passionné, je suis aussi chef de chœur, avec 6 chorales parmi lesquelles Asso Troubadours, Les Chœurs d’Arsac, les chorales de Blanquefort, de Bordeaux Bastide, du Taillan Médoc. C’est ainsi que j’ai rencontré Gérard et son festival.  

     

     

    A ton avis, qu’est ce qui fait le succès de Croches en Chœur ?

    Croches en chœur est une maison que je connais depuis peu, même si elle vit depuis 11 ans. En fait, j’arrive sur un festival qui est bien en marche. Pour moi, ce qui relie tous les gens qui le côtoient, c’est l’amour de la chanson.  Il y a ce chœur qui aime se retrouver pour chanter ensemble. Il y a Gérard qui fait venir les artistes pour faire plaisir au chœur…   Oui, il est évident que le succès que rencontre Croches en Chœur vient de l’amour de la chanson. Le niveau ne fait que s’améliorer et Francis Lalanne l’a dit et redit : « Vous êtes sur la hauteur de certains professionnels ».

     

    Il est devenu notre parrain car il nous a pris en cœur, vous les choristes du festival, Gérard et toute son équipe. Cela a amené beaucoup d’émotion dans ses chansons. Il a envie de donner et de s’investir. Ça va bien avec son personnage chaleureux et humain.

     

    Comment ça se passe avec les autres chefs de chœurs ?

    Ça se passe très bien. Bien sûr, je suis arrivé avec l’envie de faire partie du groupe. En 2017, j’étais le petit nouveau et je me suis tout de suite senti adopté par les autres.

     

    J’ai une direction différente d’un chef de chœur classique, car moi, je joue en même temps que je dirige. C’est un peu particulier, je le sais.  Quelque part, je me cache derrière mon piano.  Mais là, pour le Festival, je me suis retrouvé nu… d’autant que je n’ai jamais suivi de formation de chef de chœur.

    Certains ont pensé « Il patauge dans la choucroute ». Donc oui, ça a été compliqué. Il a valu que je fasse mes preuves. Ce que je sais, c’est que j’ai énormément appris en regardant les autres. Tu sais, tous les chefs de chœur mènent bien la baguette. Chacun apporte sa technique. Je pense à Damien qui vient du classique. Il amène sa rigueur classique dans la variété.  C’est enrichissant de voir travailler chacun selon ce qu’il est.

     

    Ce qui me changeait de mes habitudes, c’est que je devais travailler sur des morceaux que je n’avais pas harmonisés personnellement. Or, il n’est pas facile de s’approprier une harmonisation qui n’est pas la sienne.  Alors oui, par moment, ça a été difficile, car je peux ressentir une chanson différemment alors qu’au Festival, le but est d’entrer dans l’univers de ceux qui l’ont harmonisée. Je me mettais une énorme pression sur les épaules. Je disais à Gérard :

    -        « Mais pourquoi me donnes-tu des chansons à diriger ? »

    -        « T’inquiète ! » me répondait-il, avant de me donner d’autres chansons à diriger.

    Mais on le sait tous, quand Gérard a une idée en tête, on ne le fait pas changer.  En ce qui me concerne, il a eu mille fois raisons. Le déclic est venu alors que je présentais mon ensemble vocal lors du concert solidaire. Beaucoup m’ont dit : « Il y a eu un Marco avant et un Marco après… »  Ça m’a rassuré et maintenant, je suis de plus en plus à l’aise.

     

    Pour le festival avec Julie ZENATTI, j’ai demandé à Gérard de me donner les partitions à l’avance, parce qu’il me faut une vraie préparation. Je dois être solide, d’autant que les choristes eux ont besoin d’un chef de chœur solide.  Le piano sera encore de la partie d’autant qu’il met en valeur les chœurs.  Je vais y amener ma touche, avec ce que je sais faire. J’aurai peut-être une chanson à harmoniser. Qui sait ? Gérard est très ouvert…

     

    Marco, quelles images associes-tu à Croches en Chœur ?

    (Marco réfléchit un petit moment avant de répondre) :  La Générosité ! L’amour de la musique et de la chanson. Nadine et Gérard en sont les piliers.  Cet amour qu’ils portent aux choristes, à tous les gens qui entrent dans le festival, aux bénévoles…Tout ce qu’ils donnent, même si c’est beaucoup de travail.

     

    Comment imagines-tu le festival dans 10 ans ?

    Croche en Chœur va encore évoluer. Les choristes sont et seront de plus en plus sûrs d’eux. Les morceaux seront de plus en plus mis en place. J’imagine une structure plus grosse encore qui se produirait dans d’autres concerts, dans d’autres régions, avec ou sans artistes… Le festival devient très professionnel. Dans 10 ans, on ne parlera plus de festival amateur… Ça me plairait d’emmener 400 choristes...  qui sait… ?

     

    En tant que chef de chœur, rends-tu la vie facile à tes choristes ?

    Oui bien sûr, même si je suis exigeant.  Je cherche souvent des harmonisations pas très simples, mais le plaisir doit toujours être présent. Certains disent que je suis trop gentil sur la direction. Mais, je le répète, il ne faut pas oublier de se faire plaisir. Ceci dit, aujourd’hui, avec Francis et notre CD à enregistrer, c’est exceptionnel : on n’a pas le droit à la moindre fausse note. On n’arrivera pas à la perfection, parce qu’elle n’existe pas, mais comme le dit Francis, on atteint le niveau des professionnels.

     

    L’interview arrive à sa fin, et je voudrais te remercier, Marco, pour ton accueil…  Que voudrais tu ajouter ? 

    Tu vois Hélène, les choristes ont découvert comment je jouais le piano et je sais qu’ils ont apprécié. Maintenant, je voudrais qu’ils me voient en chef de chœur, même si c’est bien plus facile pour moi d’être musicien que chef de chœur.   J’aimerais aussi pouvoir harmoniser une chanson. Pour montrer ce que je sais faire aussi.

     En rencontrant Francis, j’ai fait une très belle rencontre. Je me sers de ce qu’il m’a apporté, parce qu’on a toujours à apprendre et cette aventure humaine et musicale restera gravée dans ma mémoire. 

     

    Merci Marco de m’avoir accordé autant de temps. Ca a été un réel plaisir pour moi. Rendez- vous à Saint Gervais, pour notre prochain concert, pas vrai ?

     

     Helene pour www.petitechronique.com

     

     

    Crédit photos : Nathalie Dechecci, Sourire Chantal, Isabelle Sébille,

     

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  • Aie aie aie.. je n’entrerai jamais dans le moule… 

    Ces jours ci, j’aide Saliman à progresser dans ses cours par correspondance.  Il a une mise à niveau qui l’entrainerait vers la 6è. Saliman a 15 ans.

    Voici la dictée du jour :

    Les chèvres se promènent parmi les papyrus.  Sur les genoux de ma maman une petite fille enlevait des poux à sa poupée… Les japonaises utilisent des ombrelles afin de se protéger du soleil….

    Ca laisse rêveur, non ? D’autant que mon adolescent vit dans un bidonville. Et c’est ce qu’on appelle un parcours personnalisé….. aie aie aie.. je ne m’y ferai jamais..

    #lireencaravane, #gensduvoyage, #gitans, #alphabétisation, #lecture, #illettrisme, #apprendrealire, #helene33660, #lire, #cned,

    www.petitechronique.com


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  • Cet automne, j’ai eu l’immense plaisir de discuter avec notre King national, qui m’a reçue au Château Dassault ( Saint-Emilion) dont il est le Directeur général… 

     

    Bonjour Romain. Acceptes tu de revenir sur ton dernier championnat d’Europe, celui de Saint-Lô? Quelles impressions en as-tu gardées 

    Bonjour Hélène… Saint-Lô 2017 restera comme un très bon souvenir. J’ai vécu une belle aventure avec les sept autres de la sélection. C’est vrai que l’EDF a vécu un vrai changement, toujours avec cet excellent état d’esprit. J’ai retrouvé une réelle implication entre tous les cavaliers. Tous ont amené de la fraicheur, du renouveau dans cette équipe. Il y a un regain de rigueur certainement lié à la compétition elle-même. Le jeu était chatoyant et plaisant. Nous avons cependant manqué de maturité pour arriver sur la plus haute marche du podium.

     

    Que penses-tu de cette nouvelle génération ?

    Je n’ai aucun regret. J’étais l’ancien et j’ai rencontré des coéquipiers avides d’écouter et d’entendre. Bien sûr, la défaite a piqué, comme on dit.  Je peux te le dire : « On a tous découvert le poids de la défaite ».

    Quand j’y pense, les Espagnols ont joué autant de finales que moi, dans des stades pleins…   Ils ont su mettre en place leur jeu. Leur cavalerie n’a pas fléchi au fil des matchs, reflet de leur préparation et de leur suivi vétérinaire. On a les ballons pour gagner. On a le ballon de la mort subite. On aurait dû gagner ce match mais il nous a manqué des automatismes de jeu.

    Il est certain que pour tous, cette finale France / Espagne restera comme un match de référence…Chaque finale est un match unique.  Cette année, on avait de jeunes sélectionnés, avec des jeunes chevaux qu’il faudra apprendre à mieux gérer.

     

    Qu’est ce qui se passe dans ta tête lors du coup de sifflet final ?

    Les yeux fermés, Romain soupire… On sait ce qui se passe… Aussitôt je vais féliciter les Espagnols puis, du regard je cherche mes coéquipiers… J’ai besoin d’être avec eux. On doit vivre ensemble cette défaite, affronter la déception. Je pense au collectif qui doit se reconstituer et faire bloc.

     

    Romain, c’est quoi être capitaine de l’EDF ?

    Etre capitaine, c’est faire le lien entre les joueurs et l’entraineur. Il y a une part naturelle importante là-dedans.  J’ai un lien privilégié avec les joueurs, mais je ne me mets pas de pression. Je suis fier d’être capitaine, mais ce n’est pas un but en soi.  Il y a eu Thomas Soubes, Laurent motard, Luc Laguerre. Dans ses sélections, Luc donnait souvent le rôle de capitaine au plus capé. C’est ainsi qu’il y a eu Nicolas Thiessard, Mikel Legall, Benoit Lévêque….

    Une grande part de la relation est amicale, d’autant que des joueurs arrivent de différents clubs. On doit se mettre d’accord sur les principes et nos actions de jeu. Cela peut prendre un peu plus de temps que l’on en a eu. D’ailleurs, je dis souvent à la Fédération que l’on a besoin de plus d’entrainements et de regroupements pour se construire en temps qu’Equipe de France.

     

    Romain, sais-tu combien de fois tu as été sélectionné ?

    Impossible de faire flancher la mémoire de Romain… Il se souvient de tout… « J’ai raté 3 sélections, pour raisons professionnelles (les vendanges pour tout dire).  J’ai raté une sélection lorsque je me suis fait opérer du genou. J’ai 9 titres de champion d’Europe, plus 1 de Vice-champion en 2017. J’ai remporté 3 titres mondiaux : 3 titres de champions du monde sans oublier le titre mondial remporté lors de la Nation Cup en 2010.

    Un jour, la compétition au plus haut niveau s’arrêtera. Je ne veux surtout pas faire l’année de trop si je ne suis plus au top niveau.

     

     

    Quel souvenir gardes tu de ta première sélection ?

    J’avais 18 ans. C’était en 1998. On venait de finir 1ers du championnat Pro Elite. J’ai retrouvé Thomas Soubes et Raphael Dubois qui jouaient à Bordeaux  à cette époque-là.  Intégrer l’Equipe de France a été une révélation. Je n’ai eu qu’une envie : Retrouver cette EDF au plus vite.

    En 1998, c’était la première participation de l’Espagne… On était mené 1/0, à cause d’un mauvais engagement… souvenirs, souvenirs…

    Je me répète, Hélène, mais jouer en Équipe de France, c’est unique. Et dès le premier jour, je n’ai eu qu’une envie : celle d’y revenir, encore et encore. Je souhaite à la nouvelle génération d’être aussi mordue comme je l’ai été...

     

    Quand tu arrives dans un nouveau site, quel est l’endroit où tu aimes aller ?

    Avant tout, il me faut découvrir l’aire de jeu. Je tiens à savoir sur quel type de terrain nous allons jouer, Je regarde la qualité des sols et même par où nous allons entrer. Ensuite, avant les matchs j’ai besoin de m’isoler. De me retrouver seul, pour me concentrer et me focaliser sur les 20 minutes à venir. C’est alors que la rencontre peut commencer.

     

    Quid de ces générations qui ont permis à l’EDF d’être ce qu’elle est ?

    La liste est longue. Chacun est arrivé avec ses trucs et astuces.

    Première génération : Au tout début, il y avait Thomas Soubes, Philippe Thiebaut, Bernard Depons, Luc Laguerre…

    En 1998, j’étais le seul jeune. Ensuite, Nicolas Thiessard a été appelé.

    Deuxième génération : Avec les années 2000, d’autres jeunes sont arrivés, bousculant la génération  précédente : Luc  Laguerre, Benoit Lévêque, Jean Baptiste Depons, Florian Moscovitch, Mikel Le Gall, Anthony Morris..

    Et maintenant la troisième génération, celle de 2017, arrive, bousculant à son tour les anciens. Ellington n’a que 20 ans, Benjamin en a 30 ans… Eux aussi sont mordus des Bleus, comme je l’ai été, avec l’envie incessante d’y revenir.

    Je n’ai pas peur des changements. Chacun arrive avec une base de talent. J’aime jouer avec les jeunes de cette nouvelle génération. J’aime sentir l’énergie qu’ils dégagent. Et j’aime aussi ce rôle de transmission. Il est important à mes yeux. Les horse balleurs forme une grande famille, c’est multi-générationnel.  En  2012, on s’est tous retrouvé pour fêter les 20 ans de l’Equipe de France.

     

    Quels adjectifs associes-tu à l’identité de l’EDF ?

    Tout ce que j’y ai découvert dès mon arrivée : l’esprit d’équipe, la mise en valeur du collectif, l’envie toujours mordante de perfection. Il n’y doit y avoir rien de mieux à ce niveau.

     

    T’arrive-t-il d’être parfois agacé, de râler pour obtenir du soutien ?

    Franchement, les horse balleurs ne sont pas les moins bien lotis de la Fédération. Je pense  au poney game par exemple... Bien sûr on aimerait avoir plus….

     

    Penses-tu que Les EDF ont une influence  dans le monde ?

    En 2006, la première Coupe du Monde a été mise en place. Ça a été un moment important dans le développement de notre sport.

    Il est évident que l’Equipe de France a une influence dans le monde. À l’extérieur, les gens regardent la qualité du jeu proposé. C’est un sport jeune et pionnier dans sa discipline. C’est pourquoi l’on se doit d’être exemplaire, tant dans l’état d’esprit que dans le jeu. On se doit de donner la meilleure image qu’il soit.       Quelque part, nous sommes une vitrine et tous les détails comptent. Que ce soit au niveau des cavaliers ou au niveau de la qualité des sols des terrains, tout compte !

    Je vois les autres nations progresser et c’est très bien. Nous avons maintenant des entraîneurs d’expérience qui peuvent aider tous les clubs désirant partir sur des bonnes voies. Nous avons encore un rôle de pionniers et notre savoir-faire à exporter. Le horse ball a besoin de cela.

     

    En quelques mots, que ferais-tu si tu devenais Président de la Fédération ?

    Si j’étais Président de la Fédération, je développerais plus encore le horse ball qui  est un sport d’avenir.  C’est un sport dans l’air du temps avec une partie spectaculaire indéniable et un format idéal (les matchs répartis en 2 fois 10 minutes sont intenses en émotions et rebondissements). C’est pourquoi, le horse balleur doit véhiculer une belle image de son sport. Il représente une ouverture d’esprit.

    En amont, j’essayerais de penser le horse ball avec une forme de professionnalisation, avec un travail d’équipe qui doit s’étoffer. Il faudrait développer le travail des coaches, le suivi et le travail des vétérinaires équins. Mais notre sport est compliqué, car il englobe de nombreux paramètres :  la condition physique des joueurs comme de la cavalerie ;  les techniques individuelles et collectives ;  l’éloignement des joueurs ; les problèmes liés au  financement ; le calendrier des  compétitions nationales et internationales…

     

     

    Romain, dans ta vie personnelle (tu es vigneron), le fait d’être horse balleur peut- il constituer un dérivatif ?

    J’étais horse balleur avant d’être vigneron. J’ai la chance de pouvoir exercer depuis 15 ans  un métier qui me plait et  y allier ma passion de toujours. Je peux même dire que je réalise une belle carrière dans ma passion. Côté professionnel j’ai de beaux projets à concrétiser, autant avec les Châteaux Dassault et La Fleur  qu’avec le Château Blanzac. De ce coté-là, c’est passionnant aussi.

     

    Comment imagines-tu les EDF dans 10 ans ?

    Sourire..  Sur la plus haute marche du podium, avec la nouvelle génération. Je veux avoir du plaisir à les regarder jouer. J’aimerais que tous développent encore leur état d’esprit et la qualité du jeu. Il faut que les nouvelles générations repartent mordues du maillot des Bleus. L’EDF c’est unique.

     

    Aurais tu un dernier mot ?

    J’aimerais revenir sur la philosophie de l’état d’esprit qui devrait être le nôtre. C’est un vecteur important pour le développement du horse ball,

    Les joueurs doivent développer leurs compétences et développer les qualités de leurs chevaux, dans tous les domaines du jeu. Ils doivent progresser en précision, élargir leur palette.  S’il faut savoir marquer un but à 10 m, il faut aussi renforcer les techniques d’attaques comme celles de défenses. Il faut sans cesse améliorer sa manière d’être cavalier, de faire progresser les chevaux, de les dresser. Il faut plus s’attarder sur le suivi des chevaux.

    Nos joueurs sont doués. C’est dans ces conditions qu’ils auront une longue carrière.  Au final, c’est ainsi que le horse ball, ce sport magnifique mais difficile progressera lui aussi.

     

    Les Ecuries du Pato

    www.ecuriesdupato.com

    https://www.facebook.com/LesEcuriesduPato 

    Crédit photo :  Château Dassault, HBM3, thomas leFloch, HB little Family, Jeanne Mts, Olivia Köhler - Photographies 

     

     

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